Le printemps : une invitation à ralentir
pour mieux rebondir

Entre regain d’énergie et sensation de fatigue : quand le printemps nous joue des tours
Le printemps est enfin là ! Avec lui, la promesse de jours plus longs, de luminosité retrouvée, et cette envie irrépressible de sortir, de bouger, de faire mille et une choses. On se sent porté par une dynamique nouvelle, stimulé par les premiers rayons de soleil. Pourtant, paradoxalement, nombreux sont ceux qui ressentent aussi une fatigue persistante, une sorte de lenteur inexpliquée. Pourquoi cette sensation contradictoire entre l’envie d’agir et l’épuisement qui nous freine ?
Le lien entre les saisons et notre état émotionnel
Notre organisme est régi par des cycles biologiques influencés par la lumière et les saisons. Plusieurs études en chronobiologie (Burgess & Eastman, 2005) montrent que le passage de l’hiver au printemps modifie notre production de mélatonine, l’hormone du sommeil. Avec l’augmentation de la lumière naturelle, notre corps ajuste son rythme circadien, ce qui peut entraîner une période d’adaptation difficile.
Ajoutons à cela la pression sociale et personnelle : avec le retour des beaux jours, on se sent poussé à en faire plus. Rattraper le temps perdu, organiser des sorties, relancer des projets… Et c’est là que le piège se referme.
Charge mentale et épuisement : l’erreur du « trop, trop vite »
Face à cette énergie montante, beaucoup tombent dans le piège de la sur sollicitation. On veut tout faire en même temps, oubliant que notre réservoir d’énergie n’est pas encore plein après l’hiver. Résultat : stress, irritabilité, épuisement, voire culpabilité de ne pas être aussi performant qu’on le souhaiterait. Une étude de l’American Psychological Association (2019) confirme que l’accumulation de tâches et la pression auto-imposée sont des facteurs majeurs de surcharge mentale et de burn-out.
S’inspirer de la nature : ralentir pour mieux avancer
Plutôt que de foncer tête baissée, et si on prenait exemple sur la nature ?
Le printemps ne surgit pas brutalement. Il s’installe progressivement, par petites touches. Les bourgeons éclosent à leur rythme, les températures jouent au yoyo avant de se stabiliser. Rien ne se fait dans la précipitation, et pourtant, tout finit par prendre sa place.
Appliquons ce modèle à notre propre énergie :
- Observer et écouter : Plutôt que de remplir son agenda à outrance, prenons le temps de ressentir où nous en sommes émotionnellement et physiquement.
- Prioriser et planifier : Comme la nature qui sème avant de récolter, posons des actions mesurées, étape par étape.
- Se reconnecter à l’instant présent : Passer du temps dehors, observer la nature, ralentir notre consommation d’écrans et d’informations anxiogènes.
Transformer cette énergie en force durable
En adoptant ce rythme plus doux, on évite la spirale de la fatigue chronique et du stress excessif. On donne à notre corps et à notre esprit le temps de s’harmoniser avec ce changement de saison. Le printemps est une invitation à renaître, mais avec sagesse et modération.
Alors, cette année, au lieu de vous jeter à corps perdu dans l’activité, pourquoi ne pas suivre le rythme de la nature et avancer, pas à pas, vers un renouveau serein et équilibré ?
Passez à l’action !
Prenez un instant pour vous :
- Notez trois habitudes ou charges mentales que vous souhaitez laisser à l’hiver.
- Définissez trois petites actions à mettre en place ce printemps, sans pression, à votre rythme.
- Sortez dehors, respirez, et observez la nature en pleine transformation.
Besoin d’un accompagnement pour mieux gérer votre énergie et votre charge mentale ? Contactez-moi pour une consultation et mettons ensemble en place un plan d’action aligné avec votre bien-être !